L'émergence de la contestation

Publié le par Michel Becquet

Cette guerre va trop loin et la population commence à s'en rendre compte. L'Amérique voit la réalité en face avec les horreurs commises dans cette guerre et des mouvements contestataires anti-guerre apparaîssent.

Une photo qui a fait le tour du monde, premier exemple de la contestation de la domination américaine :
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Un jour de l’été 1963 à Saïgon, des moines bouddhistes avisent les correspondants de presse qu’un évènement grave va subvenir. Un seul viendra, Malcolm W. Browne. Sous ses yeux et devant son objectif, un moine s’assied au milieu d’un grand carrefour de Saïgon, deux autres moines l’arrosent d’essence et l’enflamment.
Ce suicide par auto-immolation visait à protester contre le régime dictatorial pro-américain du premier ministre vietnamien Ngô Dinh Diêm.
Le lendemain, cette photo sera sur le bureau du président John Fitzgerald Kennedy à Washington, qui appela l’ambassadeur américain à Saïgon, Henry Cabot Lodge pour lui dire:
« Plus jamais ça ! »
Néanmoins, d'autres immolations publiques suivront et les mouvements d'opposition seront sévèrement réprimés par le pouvoir.

Aux Etats-Unis, de nombreuses manifestations contre cette sanglante guerre se développent un peu partout dans le pays mais également dans le monde entier:
Le 17 avril
1965, 15.000 étudiants défilent dans les rues de Washington pour protester contre la guerre.
Le 16 octobre, des manifestations pacifiques ont lieu dans 40 villes d'Amérique, ainsi qu'à Londres, Rome, Bruxelles, Copenhague et Stockholm.
Le 6 janvier 1967
à New York, manifestation pacifique féministe.
Le 15 avril 1967, de 100.000 à 200.000 personnes défilent à New York contre la guerre. À Central Park, plusieurs centaines de jeunes détruisent leurs papiers militaires. Le même jour, 100.000 personnes manifestent contre cette guerre.
Voici un reportage américain sur quelques uns de ces évenements:

undefined Environ 100.000 personnes se réunissent, ce jour-là, au Lincoln Memorial, à 4 km du Pentagone pour protester contre la guerre du Vietnam avec comme slogan : "Rendez-nous nos G.I's" .
Les affrontements avec les forces de l'ordre font une centaine de blessés. La nuit tombe, Marc Riboud couvre l’événement. Sa dernière photo sera la bonne. Dans son viseur se profile le symbole de la jeunesse américaine : une fleur contre les baïonnettes.

Ces mouvements contestataires ont vu éclore une contre-culture : le mouvement hippie.

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